Rencontre avec Axel Dugua
46e maire de Saint-Chamond, réélu le 27 mars dernier, Axel Dugua débute ce nouveau mandat avec une volonté affirmée : faire de sa ville un lieu où chacun trouve sa place. Fidèle a son tempérament tourné vers l’action et le positif, il livre ses priorités et sa vision pour les années à venir.
Monsieur le Maire, que représente cette réélection pour vous ?
« C’est d’abord une immense joie, c’est une satisfaction profonde parce que j’y ai mis tout mon cœur. Cette victoire, belle et indiscutable, c’est la reconnaissance par les Saint-Chamonais d’un principe qui nous a toujours guidés : « On l’a dit, on l’a fait ». Fort de cette confiance, je poursuivrai notre action avec une ligne de conduite claire : agir plutôt que commenter, faire plutôt que promettre. Bien plus qu’une fonction, c’est une mission qui m’est confiée : servir notre ville et ses habitants avec sincérité et détermination. Ce mandat, je l’aborde dans la continuité de ce que nous avons bâti, mais avec la force d’un projet désormais validé par les habitants. Je veux être, très sincèrement, le maire de toutes les Saint-Chamonaises et de tous les Saint-Chamonais : quels que soient les parcours et les opinions de chacun, mon seul souhait est que nous avancions ensemble. »
Qu’est-ce qui, dans votre parcours de vie, a forgé le maire que vous êtes aujourd’hui ?
« C’est d’abord le goût du travail. Il me vient de mon éducation : mes parents étaient boulangers, ils travaillaient 80 heures par semaine. Inconsciemment, ça marque. J’ai acquis très tôt le sens du travail et de l’effort. Et puis, il y a eu le foot. J’ai été arbitre très jeune. Se retrouver seul au milieu du terrain face à 22 joueurs parfois plus grands que soi, cela apprend vite à s’affirmer. Ça m’a donné cette assurance, cette boussole qui me guide aujourd’hui. Mon parcours est fait de mille choses : j’ai travaillé dans le privé, j’ai été prof, j’ai grimpé les échelons et à chaque fois, je me suis épanoui. Aujourd’hui, je me sens à ma place. J’aime Saint-Chamond, j’y suis né et j’y ai mes racines. On n’est pas Saint-Tropez, d’accord, mais notre ville a des paysages et une âme qu’il faut savoir regarder et valoriser. »
Concrètement, comment cette ambition va-t-elle se traduire dans le quotidien des habitants ?
« Aucune délégation ne sera oubliée, mais il y a des piliers. La sécurité, d’abord : c’est la première des libertés. Nous avons un programme ambitieux avec notamment le lancement d’un poste de police municipale mobile, le déploiement de la vidéoprotection ou encore le numéro à quatre chiffres que j’ai promis pour une proximité directe. Ensuite, il y a la santé. Réussir à attirer de nouveaux médecins et ouvrir une maison de santé est un défi de taille que nous avons relevé : nous poursuivrons cette dynamique. Cette volonté de transformation se retrouve également dans les travaux urbains, notamment à Novaciéries, Lavieu et en centre-ville. Ce dernier va s’offrir une véritable cure de jouvence : un espace plus esthétique et plus joyeux, qui donnera envie de flâner et de consommer. Bien sûr, l’éducation et la vie associative restent aussi au cœur de nos priorités, pour une ville où il fait bon vivre à tout âge. Le budget est serré, c’est une réalité, mais nous arbitrerons avec rigueur pour que chaque euro investi serve l’intérêt des Saint-Chamonais. C’est notre plan de mandat. »
Le rôle de maire est exigeant, 24h/24. Comment gardez-vous ce sourire et cet optimisme ?
« C’est un choix de vie ! Quand j’ai pris le flambeau, je savais que je serais sollicité jour et nuit, 365 jours par an. Si on ne l’accepte pas, il faut faire autre chose. Alors oui, le temps familial ou amical est parfois réduit, mais je suis un passionné. Mon secret pour débrancher ? C’est simple : je promène mon chien ! (Rires). Même s’il est minuit, même s’il pleut, c’est ma parenthèse. Je flâne, je discute avec les gens que je croise… Il n’y a pas un matin où je me lève sans avoir envie d’aller en mairie. J’ai toujours eu cette tendance à voir le bon côté des choses. Je ne me morfonds jamais, je cherche simplement à faire mieux pour avancer ! »
Si on se projette à la fin de ce mandat, quelle image aimeriez-vous que l’on retienne de Saint-Chamond ?
« J’aimerais qu’on ait définitivement balayé cette image de « ville dortoir ». Saint-Chamond est une ville qui bouge et qui attire. Ma vision pour demain, c’est un endroit où l’on ne vit pas en autarcie, mais où l’on peut tout faire : grandir, travailler, faire ses courses, voir ses enfants s’épanouir…
Ma plus belle récompense, à la fin du mandat, ce serait d’entendre les habitants me dire simplement : « Je suis bien à Saint-Chamond ». Nous avons des services de qualité et une vie associative qui est le poumon de la commune… Rien ne serait possible sans le travail remarquable de nos agents municipaux. C’est ensemble, élus, agents et habitants, que nous ferons de Saint-Chamond une ville dont nous serons tous profondément fiers. »

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