Expression politique
Retrouvez ici les textes parus dans la rubrique « tribune libre » de votre journal municipal.
Ce début d’année 2026 est marqué par la campagne électorale des municipales.
C’est le temps des promesses, des grandes déclarations et des présences appuyées lors des manifestations locales qui donnent lieu à des photos et des publications nombreuses sur les réseaux…
On peut comprendre cette énergie déployée par les candidats et leur équipe pour arriver en tête le jour du scrutin…
Mais ne nous y trompons pas, c’est bien de notre avenir et de l’avenir de notre société dont il s’agit.
Soyons attentifs au sens, parfois bien caché, de chaque promesse électorale…
Toujours plus de sécurité… mais qu’en est-il de notre Liberté ?
Toujours plus de consommation, de compétition… mais qu’en est-il de l’Égalité entre les citoyen(e)s ?
Toujours plus de méfiance, de rejet de l’Autre… mais qu’en est-il de la Fraternité indispensable au bonheur du peuple ?
Soyons sérieux, comparons les programmes, les manières de les présenter et restons vigilants sur les valeurs véhiculées pendant les 6 années du mandat.
Christiane Marquet-Massardier
Romain Pipier
Au dernier conseil, la dette de la commune a enflammé les débats. Elle s’élève à 28 millions d’euros, soit un retour en arrière de 25 ans. Elle a triplé en 6 ans, et pendant que les uns et les autres se rejetaient mutuellement la faute, la mise sous tutelle administrative pour ingérence se rapproche.
S’endetter, mais pour quoi ? Un Hôtel Dieu qui ne bénéficiera qu’à la majorité (16 millions d’euros), un Mausa qui est un véritable fiasco, des dépenses
inutiles comme le site désactivé de M for You (+ de 20 000 €), les centaines de milliers d’euros pour des pistes cyclables vides, des pots « design » rue de la République (102 000 €) ou les 80 000 € de cabinet de conseil lyonnais pour une campagne déguisée pour le Maire ?
Sachez que sur 1 000 € d’impôts payés par un couramiaud seuls 35 € sont investis dans la sécurité. CQFD.
La vérité ? Seuls les élus de la Majorité d’Hervé Reynaud et lui-même, sont responsables de ce désastre.
Même ceux qui en sont sortis pour sauver leur siège.
Alors, à bon entendeur.
Isabelle Surply
Nathalie Robert
Quand paraîtra cette tribune, la majorité municipale ne sera peut-être plus la même.
Nous ne pouvons qu’espérer que ni la droite ni l’extrême droite n’ait remporté l’élection municipale de mars. Sinon nous aurons encore à subir pendant de nombreuses années une démagogie sécuritaire où la population n’est vue qu’à travers des caméras de vidéosurveillance, où chaque Saint-Chamonais est d’abord regardé comme un suspect plutôt que comme un être humain.
Cette perspective ne permet pas de bâtir une ville, apaisée et plus vivante, en favorisant de véritables lieux de rencontre, une ville où la sécurité ne serait pas envisagée sous l’angle de la peur des autres, mais sous celui de la prévention et de la réparation, tout en restant ferme face aux incivilités. Une sécurité également pensée comme protection de l’environnement, afin de protéger la population de la pollution, des canicules et des inondations, qui font bien plus de victimes.
Espérons que la raison l’aura emporté lors des élections de mars !
Patricia Simonin Chaillot
Jean Minnaert
À l’approche des échéances électorales, l’opposition tente d’agiter le chiffon rouge de la dette pour effrayer les Saint-Chamonais. Il est temps de rétablir la vérité des faits face aux caricatures.
Une dette d’investissement, pas de fonctionnement.
Oui, la dette a augmenté pour atteindre 29 millions d’euros. Nous l’assumons pleinement car cet argent n’a pas été dilapidé : il a transformé notre ville. Si nous avons emprunté, c’est pour rénover nos places (Louis Comte, Île-de-France, Neyrand…), réhabiliter nos écoles (Le Châtelard…), moderniser nos équipements (salle Roger Baudy, piste d’athlétisme, …) et culturels (médiathèque, salle Planchon, Espace Notre-Dame…). Aurait-il fallu laisser notre patrimoine se dégrader ? Notre réponse est non.
Ce sérieux budgétaire guide aussi nos projets urbains, comme à Lavieu. Là où l’opposition s’accroche à des plans coûteux, nous choisissons le pragmatisme. Par exemple, renoncer au dévoiement du boulevard Waldeck-Rousseau nous permet d’économiser 600 000 €. Gérer, c’est savoir adapter la voilure aux budgets possibles et aux réalités techniques, ce n’est pas s’entêter par idéologie.
Une gestion financière saine et reconnue.
Le chiffre brut de la dette ne veut rien dire s’il n’est pas rapporté à la capacité de la ville à la rembourser. C’est ici que notre bonne gestion financière prend toute son importance : notre capacité de désendettement est inférieure à 5 ans (4,97 ans exactement fin 2025), soit deux fois moins que le seuil d’alerte de 10 ans fixé par l’État. De plus, notre dette par habitant reste inférieure de 20 % à la moyenne des villes de même taille. Les banques ne s’y trompent pas : elles continuent de nous prêter à des taux extrêmement bas (autour de 2 %), preuve de leur confiance absolue en notre solidité financière.
L’amnésie sélective de l’opposition.
Il est surprenant d’entendre certaines voix de l’opposition crier au scandale aujourd’hui. Rappelons que certaines et certains faisaient partie de notre majorité jusqu’en juillet 2024. Plus de 90 % de la dette actuelle est liée aux décisions du mandat avant cette date, décisions que nos anciens collègues de la majorité ont votées et validées. Se dédouaner aujourd’hui est une manœuvre qui ne trompera personne. Et leur crédibilité s’effondre lorsqu’ils proposent des économies de bouts de chandelle, comme la suppression d’un véhicule de service (4 000 € d’économie par an), pour combler une dette d’investissement de plusieurs millions. C’est ne pas être à la hauteur des enjeux.
Investir pour l’avenir.
Gérer une ville, c’est comme gérer le budget d’un ménage qui emprunte pour sa maison : l’important n’est pas le montant du crédit, mais la capacité à le rembourser sans se mettre en difficulté. Avec une épargne qui progresse pour atteindre près de 6 millions d’euros en 2025 et des charges de fonctionnement qui baissent grâce à nos efforts de gestion, Saint-Chamond a les moyens de ses ambitions.
Nous continuerons à investir pour embellir Saint-Chamond, sans augmenter les impôts, et en gardant une colonne vertébrale politique claire, loin des incohérences de ceux qui critiquent la dette à Saint-Chamond mais valident sans sourciller le budget de la Métropole, pourtant endettée sur 10 ans.